[AF-FRENCH-FORUM] 12E Anticoagulation chez un homme jeune âgé de 28 ans. Dr. Levine.

ATRIAL FIBRILLATION SYMPOSIUM info at af-symposium.org
Sam 10 Oct 12:40:33 ART 2009


Pour ceux d'entre nous qui, au moins dans un segment de leur carrière, 
ont participé à un service de santé de l'Université, il s'agit d'un 
réflexe connu comme Holiday Heart Syndrome. C'est-à-dire après un 
week-end de fête, fréquemment dans une fraternité ou une association 
d'étudiants, en se réveillant le lundi matin, l'étudiant a à la fois 
gueule de bois et AFib. L'AFib, au moins dans mon expérience d'habitude 
revient spontanément au rythme sinusal quand l'alcool disparaît du corps.

Personnellement je n'ai pas vu de patient dont l'AFib persiste pendant 
une semaine.
Par conséquent, même si cela a pu être déclenché par l'alcool, je serais 
préoccupé par un substrat sous-jacent anormal permettant la persistance 
de l'AFib pendant une semaine.

Chez des patients atteints de "fibrillation auriculaire solitaire" 
(c'est-à-dire AFib en absence de coeur structurel sous-jacent 
identifiable, généralement ces patients ne requièrent pas 
d'anticoagulation. Le score CHADS2 devrait être zéro.

Cependant, en raison de la persistance de l'AFib, je effectuerais une 
évaluation cardiaque non-invasive. Je continuerais aussi 
l'anticoagulation jusqu'au moment où cette evaluation a été complétée et 
le diagnostic est "AFib solitaire", j'interomprais alors 
l'anticoagulation. L'information clinique présentée indique que cela se 
produit maintenant 3 mois après la présentation initiale. On n'a rien 
trouvé d'autre dans l'évaluation. J'arrêterais le AC aussi bien que le 
bêtabloqueur.  Je ferais aussi des mises en garde contre l'utilisation 
excessive d'alcool.

J'aimerais effectuer une biopsie endomyocardiaque car ce patient 
pourrait avoir une  myopathie précoce car je soupçonne que c'est le cas 
de beaucoup des patients classés  "AFib solitaire".  Cependant, je ne 
ferais pas un EMB et suivrais tout simplement le patient 
prospectivement, et je ferais peut-être un autre écho 1 an après 
l'épisode originel.

Paul A. Levine MD, FHRS
Professeur Clinique de Médicine,
École de Médecine de l'Univ. de Loma Linda
Merci du niveau des conférences!
> Je vous félicite du niveau des présentations!
> Je voudrais consulter à propos de l'anticoagulation d'un patient âgé 
> de 28 ans qui se présente dans le département d'urgences après avoir 
> commencé une semaine avant avec des palpitations rapides qui 
> apparaissent après une ingestion d'alcool qui atteint l'ivresse. Vu 
> que lors de la consultation le patient était très symptomatique, avec 
> des palpitations et de la dyspnée et après avoir constaté une FA de 
> presque 200 battements par minute, on procède à une cardioversion 
> électrique après avoir constaté l'absence de thrombus par 
> échocardiographie et à l'anticoagulation avec de l'héparine. Il 
> revient au rythme sinusal et l'on commence avec l'anticoagulation 
> orale avec de l'acénocoumarol. Le patient n'avait aucun antécédent 
> pathologique, sa fonction thyroïdienne était normale et on n'a pas 
> constaté d'altérations structurelles sur l'échocardiogramme.
> On a laissé le patient médiqué avec de l'atenolol 50 mg/jour et 
> anticoagulé avec un RIN dont les rangs se trouvaient entre 2 et 3.
> Il est en rythme sinusal depuis 3 mois, totalement asymptomatique et 
> on ne détecte pas d'extrasystoles dans le Holter.
> Voici ma question: auriez-vous commencé l'anticoagulation avec des 
> dicoumariniques, l'auriez-vous maintenue et l'auriez-vous soutenue. 
> Dans ce dernier cas, pendant combien de temps.
> Et l'auriez-vous laissé avec des B bloqueurs.
> Merci d'avance.
> Dr. José Aramburu, Argentine
>



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